Création & Art botanique
Cueillettes de fleurs d’été : comment les presser ?
Après l’abondance florale du printemps, l’été offre quelques fleurs à cueillir, au jardin comme en balade.
Quelques principes valent pour la plupart d’entre elles : la cueillette se fait sur une plante sèche, jamais sous la pluie ni tôt le matin quand la rosée est encore présente. Le meilleur moment est la fin de matinée.
Le pressage suit rapidement la cueillette, avant que la fleur ne commence à faner. La pression varie selon l’épaisseur : plus ferme pour les têtes charnues, plus légère pour les pétales fins qui se froissent facilement.
Contrairement au séchage à l’air libre, qui conserve le volume de la fleur mais efface peu à peu sa couleur, le pressage l’aplatit tout en préservant mieux sa teinte. Celle-ci évolue tout de même : l’eau s’évapore, les pigments se concentrent et parfois s’oxydent, donnant à chaque fleur une nuance nouvelle plutôt qu’une copie exacte de sa couleur d’origine. Il faut compter une à quatre semaines sous la presse selon l’épaisseur de la fleur, en renouvelant le papier tous les deux ou trois jours pour les espèces charnues ou les plus claires.
Une fois pressée, chaque fleur devient une matière propre, avec sa forme, sa transparence, sa couleur, et ouvre de nombreuses possibilités de composition. Voici quelques exemples de cueillettes à presser.


Pensées
Déjà plate par nature, la pensée se presse simplement, sans préparation particulière. Elle garde bien ses couleurs et le contraste net entre les zones de la fleur, ce qui en fait un bon point de départ pour qui commence tout juste à presser.


Épilobe
Les fleurs se pressent une par une plutôt qu’en épi entier, pour garder chaque fleur lisible. Plus tard dans la saison, les gousses qui libèrent leurs graines cotonneuses se pressent aussi et donnent une texture très différente de la fleur, presque duveteuse, qui contraste bien avec des éléments plus nets.


Capucine
Presser la fleur de profil permet de conserver en séchant sa forme de trompette, mais on peut aussi la presser à plat, pétales étalés pour une silhouette différente. En séchant, elle prend une teinte plus rousse et translucide, qui laisse deviner les nervures : une transparence qui se prête bien au cyanotype.
La feuille - son graphisme, ses reliefs - se prête bien à l’empreinte.
Les outils pour le pressage des fleurs
Ces matières, une fois constituées, trouveront leur place dans des compositions plus larges. À l’abri de la lumière directe, elles garderont leur teinte plus longtemps.














