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Les insectes nuisibles pour les plantes

Voici les principaux insectes nuisibles aux plantes.

Courtilières

Cet insecte fait de grands ravages dans les potagers et surtout dans les couches attiré par la chaleur, et par les vers, les larves et petits insectes dont il se nourrit. Il faut verser, dans leur trou, de l’eau à laquelle on ajouté une petite quantité d’huile.

Escargots et limaces

Le moyen le plus certain de les détruire est de leur faire la chasse le matin et le soir, et surtout après la pluie, ou pendant la rosée.

Vers blancs ou Taons (larve du hanneton)

Cette larve, qui habite dans la terre et s’y nourrit de racines, cause de grands dégâts. On n’est malheureusement averti de sa présence que lorsque le mal est consommé, c’est-à-dire lorsque la plante se flétrit et meurt sans cause apparente. Parmi les moyens proposés pour leur destruction, le meilleur serait de faire la chasse aux hannetons, ce que l’autorité devrait exiger sur tous les points à la fois.

Mais à défaut de ce moyen, il faut détruire les larves toutes les fois qu’on laboure. On peut planter aussi non loin des végétaux qu’on veut préserver de leur ravage quelques fraisiers ou des laitues qu’on sacrifie pour cet objet, et qu’on arrache dès qu’on voit leur feuillage faner ; on trouve ordinairement un ou plusieurs vers blancs auprès des racines de ces plantes dont ils sont très friands.

Chenilles

Elles sont tellement nuisibles aux plantes aux arbres, qu’on ne saurait employer trop de soins et de vigilance pour en empêcher la propagation. Le meilleur moyen de parvenir à ce but est d’écheniller avec soin les arbres et arbustes ; c’est-à-dire de couper tous les bouts de branches où se trouvent les nids et de les brûler.

Il faut aussi détruire les anneaux d’œufs déposés sur les branches, soit en coupant celles-ci, soit en écrasant et raclant les œufs avec la serpette. Il est également utile de faire la chasse aux chenilles isolées. Bien que l’échenillage soit l’objet d’ordonnances positives, il n’est pas fait avec assez de rigueur.

Frelons et guêpes

Ils font de grands dégâts parmi les fruits qu’il entament et dévorent quelquefois entièrement. On suspend aux espaliers, à l’époque de la maturité des fruits, des fioles à moitié pleine d’eau miellée, dans laquelle ils viennent s’enfermer.

Perce-oreilles ou forticules

Ces insectes sont fort désagréables pour les fruits et les fleurs, notamment celles de dahlia qu’ils déchiquettent. Ils attaquent aussi les feuilles qu’ils découpent comme de la dentelle. C’est la nuit qu’ils commettent leurs dégâts.

Durant le jour ils recherchent l’obscurité, et s’abritent partout où ils la trouvent. C’est pourquoi on place auprès des plantes qu’on veut préserver des feuilles de choux, des pots à fleurs à demi remplis de feuilles, des bottillons d’herbages, etc., et de temps en temps le matin on passe avec un chaudron dans le fond duquel on a mis de l’huile, ou une émulsion de savon noir dans de l’eau, et on secoue dedans tous les pièges qu’on a préparés et qui laissent échapper les perce-oreilles.

Pucerons

Ce sont de très petits insectes qui vivent en société nombreuse sur la plupart des végétaux dont chacun en a au moins une espèce, s’il n’en a plusieurs. Ils piquent toutes les parties vertes et notamment les feuilles auxquelles ils font prendre diverses formes contournées. Les exsudations de sève qu’ils occasionnent, et la substance mielleuse de leurs excréments y attirent les fourmis en masse. Les aspersions de l’eau au savon noir sont le meilleur moyen à employer contre cette espèce d’ennemis.

Lisette

Insecte ailé très petit et par conséquent fort difficile à atteindre. On n’a contre lui qu’un moyen impuissant et qui consiste à l’écraser toutes les fois qu’on peut le faire. Il serait à désirer qu’on pût lui faire une guerre plus avantageuse, car il fait un grand tort aux arbres dont il coupe les bourgeons, ce qui lui a valu le nom de coupe-bourgeons.

Cochenilles

Ces insectes ont le corps ovale, aplati, et s’appliquent sur l’écorce des branches et des rameaux, surtout ceux du pêcher ; ils sont alors grands et rougeâtres. Il faut en débarrasser les écorces à l’époque de la taille, en brossant avec une brosse de chiendent. On s’aperçoit en mai de ceux qui ont échappé qu’il faut écraser avec le doigt. Ceux qui survivent font leur ponte, et dés le mois d’août les feuilles sont couvertes en dessous des jeunes qui restent jusqu’au moment de leur chute où elles regagnent le vieux bois.

En général tous les insectes que l’on remarque sur le bois, et le tigre du pêcher et du poirier, doivent être détruits ou par brossage, qui les écrase, ou par le grattage des écorces, dont on peut sans danger, et nous dirons même avec profit enlever tout l’épiderme, pourvu qu’on couvre les parties grattées d’un badigeon de chaux éteinte dans l’eau. La plupart de ceux qui se voient sur les feuilles, et le tigre sur feuilles est dans ce cas, doivent être combattus par les aspersions d’eau au savon noir.

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